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Vos
poèmes pour ma Véro
Vous avez été
gentils avec Véronique.
Vous avez écrit, pour elle et pour nous, des poèmes, qui m'ont profondément
touchée.
Je ne saurais en faire autant.
Les voici. Ils font chaud au coeur.
Un grand merci à vous.

Les
soirs de neige
Il est de
ces soirs
Où le soleil nous oublie,
Où un profond trou noir
Remplace la féerie.
Il est de
ces soirs
Où la neige nous happe,
Sans que l’on puisse croire
Au malheur qui nous frappe.
Il est de
ces soirs
Où le monde s’effrite
Tout devient dérisoire
Lorsque quelqu’un nous quitte.
Il est de
ces soirs
Où l’univers s’arrête,
Où l’on demande à boire
En incessante quête.
Il est de
ces soirs
Où le regard des biches
Nous touche sans savoir
Qu’elles nous rendent plus riches.
Il est de
ces soirs
Où des cœurs en déroute,
Comme autant de miroirs,
Nous dirigent sur la route.
Mais où sont donc ces soirs
Où tourbillonne la neige,
Où partout on peut voir
Mille chevaux de manège ?
Il sera
de ces soirs
Où, bientôt, on dansera
Une valse sur les trottoirs
Quand chacun aimera.
Mariette (19 mai 2004)

ESPOIR
Il
y a toujours des fleurs à travers une larme,
Un rayon de lumière caché dans la pénombre,
Un bouclier d’argent quand on se croit sans armes,
Un peu de rêverie durant les jours plus sombres.
Il y a toujours une voix derrière une porte close,
Une colombe de paix pour calmer la tourmente,
Une barrière à ouvrir dans nos jardins sans roses
Et un cercle de fées quand rien ne nous enchante.
Il y a toujours un pas à tracer dans la neige,
Une douce chaleur quand nos nuits sont glacées
Un chant, un air de rien quand on cherche l’arpège,
Un feu de cheminée où reposer ses pieds.
Il y a toujours un sens au milieu de nos doutes,
Un phare, une bouée quand on va à vau-l’eau
Un carrefour à prendre au hasard de nos routes
Et
un ami pierrot pour nous écrire un mot.
Mariette (24 novembre 2004)

Les
sourires d’un ange
Poème pour Véro
Véritable
soleil au sourire radieux,
Est-ce un ange, une fée ou les deux ?
Rayon d’or qui traverse les nuages,
Ondine parée de mille coquillages,
Nymphe sortant tout droit de la mer,
Il était une fois une fille de lumière :
Qui veut interrompre le fil de tes rêves ?
Un violon danse pour toi sans trêve,
Eternelle magie d’une vie bien trop brève.
Voici que survient un moment de l’histoire
Où tu dois à ton tour traverser le miroir :
Le voyage n’est jamais sans retour,
Mêlons nos coeurs et nos âmes pour toujours
A ce soir, bonne nuit, au revoir
Ton rire éclate encore dans ma mémoire.
Si l'on regarde verticalement chaque première lettre,
On peut lire le prénom et le nom de Véronique.
On appelle cela un acrostiche
Mariette (25
novembre 2004)

L'envol de
la colombe
22 avril
2002
Des
cheveux bouclés, des yeux de biche et la fougue de tes 26 ans;
Une femme en devenir, indéniablement gratifiée de tous les
talents.
Tu étais cependant conviée à un rendez-vous bien peu galant;
Comment imaginer que ce jour là, la mort t'attendait au
tournant.
Tu
avais devant toi toute la vie, des rêves et des projets
exaltants
Mais le destin en a décidé autrement et tu es partie avec le
vent.
Telle une colombe, tu as pris ton envol vers des cieux plus cléments.
Es-tu allée voir si ton âme est immortelle belle enfant?
Dans
le coeur de tes parents dont l'amour jamais ne se dément,
Ne règnent plus que peine, douleur, désolation et tourments.
Leur vie n'a plus aucun sens sans toi et ton sourire obsédant.
Désemparés et impuissants, ils cherchent ta main désespérément.
Comment
réagir face à un drame aussi pétrifiant!
Être
en colère contre cette vie, si injuste par moment?
Se demander pourquoi, sans obtenir de réponse évidemment?
Ou maudire Dieu et ses voies impénétrables en hurlant.
On
dit que mourir ce n'est pas finir mais continuer autrement.
La mort est-elle une chute dans le noir comme on le dit souvent
Ou une montée vers la lumière, plus brillante qu'un soleil de
printemps?
Fais-leur un petit signe pour apaiser leurs coeurs souffrants.
Ils
ne peuvent que te laisser poursuivre ta route tout doucement
Mais comme il leur est pénible de regarder sans toi le soleil
levant!
Vois tous les élans du coeur et de l'âme qui montent vers toi
passionnément,
Petite étincelle venue rayonner, le temps d'un passage, trop
court pourtant.
Marjolaine
(16 avril 2005)
Ma
fille, ma soeur, ma mie
Ma
fille, ma sœur, ma mie,
Viens me bercer tendrement aujourd’hui,
Accompagne-moi sur ta Route des Roses,
Fais-moi connaître la douceur des choses
Guide mes pas, et veille, et veille,
Conduis-moi encore vers le soleil.
Sois mon oasis dans ce désert aride,
Mon puits de fraîcheur pour combler le vide;
Penche-toi sur moi, frange mes cils d’or,
Et souffle à mon oreille des mots de réconfort
Pour que j’entende les anges me chanter
Des symphonies célestes d’une infinie beauté.
Baigne de lumière ma vie en déroute,
Efface à jamais mes peurs et mes doutes,
Réchauffe mes doigts gelés, et mon cœur, et mon âme
Allume un feu de joie, fais-en danser les flammes,
Sois mon ultime phare sur la mer démontée
Pour
que j’aspire enfin à la sérénité.
Mariette (8
juillet 2005)

Au-delà
des nuages
Étoile
du soir, douce lumière au milieu de notre
nuit
Ne célèbre-t-on pas tes 30 ans aujourd’hui?
Ailleurs tu as refait ton nid, le nôtre s’est détruit
Et dans nos coeurs, toute joie tourne à la mélancolie.
Tu
croyais en toi, en tes forces, en autrui.
Missionnaire en ce monde, tu oeuvrais pour la vie.
Tu avais foi en la science qui soulage et guérit.
Bénie sois tu pour tout ce que tu as accompli!
Que
te souhaiter magnifique oiseau de paradis
Sinon que ta route soit douce et éternellement fleurie
Grâce à tout l’amour que te portent les gens d’ici.
Tu nous a laissé un précieux héritage: l’amour
de la vie.
Bon
voyage et bon vent sur cette mer calme et infinie
Où tu navigues désormais sans peur et sans souci.
Tu es arrivée à bon port, je le sais, un ange me l’a dit
Et notre phare dans la nuit, c’est toi, belle ancolie.
JOYEUX
ANNIVERSAIRE VÉRONIQUE!
Marjolaine (8 juillet 2005)

Pour
la mémoire de Véronique
V comme
vivante tu avais l'air
E comme envie de croquer la vie à pleine dents tu avais l'air
de vouloir
R comme rigolote tu devais être
O comme oser il prit ta vie
N comme Nounouche est le nom de ton site
I comme injuste est la douleur de tes parents
Q comme quand tu as rejoins les anges
U comme user ton histoire ne doit pas être
E comme envoler parmi les nuages tu as fais si jeune
Un ange de plus dans le ciel ...
Anne-Sophie
http://spaces.msn.com/members/annesophie0931/PersonalSpaces


Gino
http://gino.cherriere.free.fr/index.htm
Pour
toi Véronique

A
toi, la jeune fille fleur devenue enfant de l’Univers,
Un matin d’avril ton âme s’envola vers d’autres sphères
Des torrents de larmes tu laissas dans ton sillage
Innocente vie fauchée cruellement et sans ambages..
Par delà la désespérance de cette mortelle fatalité,
Qui, sans cesse restitue l’inconcevable absurdité
Il subsiste à jamais au plus profond de nos coeurs
Un parfum de pure émotion, une vibrante ferveur
A l’endroit de tes yeux rieurs pétillants de malice
Jetant autour de toi un regard tendre et complice.
L’aride désert créé par ta douloureuse absence
Ne peut effacer l’aura de ta lumineuse présence
Telle une empreinte d’or exhale la senteur des roses
Alors que sur les ailes d’un ange ton esprit
repose.
Dans la flamboyance de ton éternelle patrie, tu vogues
Sans jamais, de ton ondoyant cosmos, rompre le dialogue.
La divine essence esprit essaime une onde d’amour
Sur les êtres qui, depuis lors, vivent à contre-jour
Accablés d’affliction, de détresse, d’infortune,
Le corps brisé de chagrin, aveugles de ce rayon de lune
Sur lequel tu danses pour souffler doucement à leur oreille :
Mère, Père, sœurs et frères, du fond de ma galaxie
vermeille,
Je suis là, je vous aime, de vos existences je suis la déesse
Qui surveille vos nuits, chuchotant tout bas avec délicatesse
Entendez-moi, que cesse votre chagrin et, en souvenir de moi
Vivez, riez ! Rien ne pourra me transmettre autant d’émoi
Que de voir, sur vos visages, enfin, la sérénité retrouvée
Alors que votre destinée fût si durement éprouvée.
Le rayon d’or luit dans la nuit, il vous dépêche l’espoir,
Que l’effroi et l’angoisse ont placé sous un pesant éteignoir.
Il est des chemins apaisants qui se croisent à l’infini
Sur lesquels vos pas épuisés se poseront en catimini.
Ce céleste sentier vous transportera vers la lumière
Il vous fera tourner le dos à ce sordide cimetière
Puisque nichée, je suis, dans l’évanescent firmament
Où l’être de chair réalise son éminent aboutissement.
Je me suis transformée en une de ces milliards d’étoiles
Doucement lovée dans un immortel cocon d’opale.
Le temps n’existe plus dans l’invisible dimension
Et viendra pour vous aussi le jour de l’ultime ascension
Où, délivrés de vos étouffantes contraintes charnelles,
Nos cœurs réunis vivront une étreinte immortelle.
Dany
Une
vie entre parenthèses
Depuis ce
drame horrible qui semble sortir tout droit du néant
Où ce malade t'a volé ta vie et la mienne en même temps,
Je tente de retrouver inlassablement la douceur des jours
d'antan
Alors que les mots joie et bonheur ne rimaient qu'avec enfant.
Bien
sûr, la mort fait partie de la vie, mais à vingt-six ans et
demi
On ne peut que parler d'une vie inachevée où tu étais en
sursis.
Depuis ton départ, que de larmes dans mon ciel toujours gris
Et je ne suis plus qu'un fantôme oublié errant dans ma nuit.
Mon
avenir semble suspendu en dehors de l'espace et du temps.
Mon corps, écartelé par tant de souffrances et de tourments
Est devenu tellement fragile que j'ai peur des vents
violents
J'ai
mis ma vie entre parenthèses, je m'isole et j'attends...!
Je ne
peux recréer l'harmonie entre mon âme et mon corps
Et j'avance, telle une automate, car mes sentiments sont morts.
Seule la haine me permet de survivre dans ce monde retors
Où aucune main ne se tend dans l'ombre de mon désespoir.
J'apprends
à vivre avec ma nouvelle et fidèle amie, la solitude.
Jamais elle ne me juge et comprends toujours mes
incertitudes.
Sur cet océan où je navigue à travers les tempêtes et le
tumulte,
Je ne trouve refuge que dans ton souvenir lorsque tout bascule.
Mon
seul point d'encrage, ton visage, que rien ne pourra ternir.
Oh! comme j'aimerais te serrer dans mes bras et rire, rire,
rire!
Car vois-tu, je me l'interdis maintenant par crainte de te
trahir
Et la culpabilité me ronge dès que j'ose esquisser le moindre
sourire.
Toute
ma confiance en moi s'est envolée avec toi, ma fille, ma joie
Et ma confiance en l'autre, je ne connais plus, je ne connais
pas.
Combien de gifles ai-je essuyées car je ne peux me guérir de
toi
Mais j'ai un trou béant dans le coeur qui jamais ne
se refermera.
Vais-je
retrouver éventuellement cette sérénité qui sommeille en
moi?
Un jour je le souhaite et l'autre pas; que de doutes, que
d'effroi!
Cette hantise de t'oublier et de te trahir m'empêche de sauter
le pas.
Apprends moi à marcher de nouveau comme je l'ai fait pour toi
autrefois.
Marjolaine (Septembre 2005)
C'EST NOËL
MON ANGE!
Sans même le temps d'un au
revoir tu es partie et c'est bientôt Noël
Tout ce qui me
reste de toi..., de simples photos; un autre triste Noël
Je regarde ton
sourire et ça me fait souffrir, toi qui aimais tant Noël
Sans
toi, j'ai froid dans mon coeur et dans mon corps mais c'est Noël.
Je regarde les
façades des maisons illuminées et je me dis, c'est bien Noël
Tristesse
et désespoir y sont parfois bien camouflés, pourtant c'est Noël
Je te
voudrais près de moi, te serrer très fort dans mes bras car c'est Noël
Et je
me surprends à vouloir un miracle m'être accordé puisque c'est
Noël.
La terre entière
est à feu et à sang, mais c'est malgré tout Noël
Par
la bêtise des hommes, des enfants meurent même à Noël
Par
la bêtise des hommes, des enfants meurent même à Noël
Mais dès le lendemain, on se battra à nouveau; ...bien vite oublié Noël!
J'aimerais
tant revivre nos petits bonheurs d'antan, surtout à Noël
L'agitation
règne partout et je marche seule, privée de ta présence pour
Noël
Malgré
tous les déchirements, je sais bien qu'on n'échappe jamais à Noël
Et
bien que symbolique, ton petit cadeau sera là, car pour toi aussi c'est
Noël.
Même si mes
yeux brillent de toutes les larmes retenues, c'est Noël
Même
si dans ma tête résonnent les coups les plus atroces, c'est Noël
Je
t'offre mon plus beau sourire et tout mon amour en ce jour de Noël
Ma
certitude que de là-haut tu veilleras toujours sur moi, voilà
mon Noël.

Marjolaine
Vous
entendez une chanson qui me touche beaucoup "les trois
cloches" d'Edith Piaf.

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