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Il y a sept
ans tu t'envolais, ma Nounouche, tel un petit papillon, sans
faire de bruit.
Personne n'a voulu t'entendre ce soir là
Malgré les aboiements d'un chien hurlant à la mort.
Chacun a voulu se protéger
Chacun a fait le sourd
Personne n'a rien vu venir
Et pourtant beaucoup avait eu des signes avant coureurs.
Mais le
monde est ainsi
Traître, injuste, moche, individualiste, égoïste, méchant.
Chacun se préoccupe de soi.
Il y a beaucoup de monde sur cette terre
Mais chacun est seul dans les moments de détresse, de
souffrance
Tout le monde préfère la fête, la joie, l'argent
La douleur, la peine, n'intéresse personne.
Et c'est ainsi que tu es partie
Dans l'ombre d'un soir d'avril
Seule, si seule.
Tout près d'une personne sourde et aveugle, je pense
Qui n'a ni vu l'assassin tout près, avec qui elle avait eu une
conversation
Malgré l'état dans lequel il se trouvait,
Ni entendu son chien hurler à la mort.
Cette personne à qui j'ai osé demander pourquoi elle n'avait
alerté personne
M'a répondu " c'était elle ou moi"...
J'ai trop mal ma Nounouche.
Tout ceci me revient en tête lorsque je suis si mal.
Que cette personne porte cela sur sa conscience
Pour le reste de ces jours
C'est tout ce que je peux lui souhaiter
Si elle est encore vivante.
Tu es partie, et alors que tu passais, déjà ailleurs
Toute recroquevillée sur ce brancard
D'autres s'affichaient aux journalistes
Paraissant dans le journal
Alors que la veille ils avaient été inquiétés par
l'assassin.
Oui, ils ont osé se montrer.
Plutôt que de faire un geste la veille, pour éviter le pire.
Ils ont osé venir me trouver le jour du déménagement
Pour me dire
"Nous nous sentons concernés, cela aurait pu nous
arriver".
Mais j'étais trop au fond du gouffre pour pouvoir répondre par
la violence
Comme j'aurais dû le faire.
Que leur enfant vive en paix pour lui, mais pas pour ses
parents
Qui ont fait preuve de lâcheté, de méchanceté, d'égoïsme
Il n'y a pas de mot....
Qui peut croire à cela
Pourtant c'est la triste vérité.
Je suis lasse, aigrie, méchante.
Je serais prête au pire dans mes moments de profonde détresse.
La violence m'habite en permanence
Et m'habitera pour le restant de mes jours.
Que la personne à qui ton départ a rendu un fier service
Paie de sa chair, de souffrance, de douleur
Ce qu'elle a pu faire.
C'est innommable.
Mais la liste est trop longue
Et cette année je n'en peux plus
Ca vous arrange ?
Vous, ces gens qui m'avez fait si mal.
Toi, le sale père.
Je ne suis pas une mauvaise mère
Cela ne t'est pas arrivé.
Oh tu ferais sûrement mieux ...
N'étant pas capable de rentrer dans un cimetière
Où repose quelqu'un que tu n'aimes pas.
Tu peux être fier de toi.
Toi, vous, qui promettez ce que vous ne tenez jamais.
Que de belles paroles lorsque l'on veut fuir.
Toi vers qui je suis revenue
Et qui a osé me répondre
"je ne l'aurais même pas fait à ta place"
Garde toi bien de tenter une approche.
Tu as promis ce que tu n'as jamais tenu.
Cela fait sept ans que je t'attends...
C'est ça la vie ma Nounouche.
La mort est autre chose
C'est la fuite des proches
C'est la galère
La vie reprend son cours ... pour beaucoup.
Et moi ... je reste là
Et j'aimerais tant te rejoindre
Sans faire de bruit non plus
Tout doucement.
Cette page n'est pas à la hauteur de ta beauté
Ma FILLE
Je suis détruite
Je n'espère plus rien
La vie ne m'a pas aidée
Si je reste sur cette terre
D'autres évènements
Viendront encore me piétiner
A MORT
Je t'aime trop ma Nounouche
J'ai vraiment vraiment vraiment, trop trop mal.
Ta Maman

Je
me demande comment j'ai pu faire ces créations.
Parce que je
t'aime , je t'aime à en mourir
Parce
que je n'arrive plus à vivre sans toi.
Ma place
serait près de toi.
Je n'ennuierais plus personne
Et je ne souffrirais plus
Aide moi ma Véro
C'est un cri de détresse que je t'envoie.
Je t'aime
Voilà le
quotidien de tout parent désenfanté.
Sept ans après l'assassinat, la douleur est intacte, la colère
augmente.
Les câlins, les bisous sont remplacés par de la pierre et des
fleurs ....
Mais il faut
survivre et ne pas se plaindre...
Comme il est
difficile de se réveiller le matin, en se disant "je survis encore à mon enfant"...
Je
t'aime tant ma Véro. Il y a sept ans tu trouvais la mort
Mais pour nous, le pire restait à venir.
Nous n'avons appris l'horreur que le lendemain.
Les 22 et 23 avril resteront banis de mon calendrier.
Pardon ma Véro de n'avoir pas été près de toi.
Tu es partie seule, toute seule face à un tueur, récidiviste
Et jamais je n'arriverai à me dire que tu n'as rien vu
Que tu n'as pas eu peur
Que tu n'as pas souffert.
Je hais tant de monde qui auraient pu éviter ce drame.
J'ai trop mal, Véro.
Qui peut comprendre ?
Maman
Malgré
sa douleur immense
Ghislaine,
la maman de Denis, ne t'oublie jamais.

Merci ma
Ghislaine
Marjolaine
est toujours présente

Merci
Marjolaine
Merci
à toutes les personnes qui nous ont soutenus par leur messages,
et envoie de fleurs.
Cela fait si chaud au coeur et permet d'avancer un peu moins
mal.
Merci du fond du coeur.
Nicole, maman de Véronique
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Pour
revenir sur ces tristes mois d'avril, cliquez sur la
petite fleur de Nounouche |
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