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Nice

Ma biche et
Nice...
Capitale de la
côte d'azur, ville que j'ai toujours aimée .
Ville baignée
de soleil
Ville qui m'a
volé ma fille

C'est à la
rentrée de 1998, de retour de Berkeley, que tu viens t'installer à Nice.
Le laboratoire où tu travailles se trouve ici,
pourtant tu dois cette
année faire des allers-retours vers Paris,
étant inscrite au DEA de
Paris.
Tu aimes beaucoup la capitale, cela ne t'ennuie pas.
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Pendant
le DEA de Paris, on travaille, mais on fête aussi Halloween |
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Le
port de Nice |
Nice
vu du mont Borron |

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La
fontaine du château
à Nice |
Nice,
le soleil et la mer |

Tu
trouves une chambre à louer, tout d'abord.
Cela ne durera que
15 jours environ.
Tu t'installes ensuite avec une copine au 36
de l'avenue Borriglione.
Le laboratoire se trouve, encore, près de
l'université.
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Le
36 avenue Borriglione, où tu habitais tout en haut à
gauche sur la photo |

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Prise
de vue à partir de la terrasse |
Sur
la terrasse, avec ta petite soeur |

Plusieurs
mois passés dans cet appartement, agréable mais mal isolé, où
vous avez eu quelques mésaventures, telle qu'une inondation.
La
terrasse était magnifique.
Derrière les vitres que l'on voit,
un séjour avait été aménagé,
ce qui donnait une pièce de
plus à ce petit appartement.
Lorsqu'il pleut à Nice, il arrive que les pluies soient
violentes, et cette pièce rajoutée sur la terrasse n'était
pas très étanche.
Ta copine terminait ses études.
L'appartement devenait trop
grand et trop cher pour toi seule.
Le laboratoire s'installait
avenue Valombrose.
Te voilà à la recherche d'un nouvel
appartement.
Tu hésites.
Tu souhaites une ligne de bus directe pour te
rendre au laboratoire,
tu es attirée par le charme du vieux
Nice,
et c'est en novembre 1999 que nous descendons à Nice,
pour commencer une partie des travaux de rénovation du petit F1
perché sous les toits du 18 rue de la Préfecture.
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Le
cours Saleya |

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Le
marché du cours Saleya |

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Le
palais de justice de nuit |
Le
quai des Etats-Unis |
Le
quai des Etats Unis qui relie le bord de mer au vieux Nice.
Combien de fois sommes nous passés dans ce quartier,
tout près
de chez Véronique.

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Ces
palmiers que j'aime tant |

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Rue
de la préfecture, de jour et de nuit, sous la pluie |

Maintenant,
le plus dur de cette page reste à présenter.
Excepté le peu
de photos d'intérieur,
toutes les photos qui vont suivre ont été
prises alors que Véronique nous avait quitté. Photos prises
volontairement,
afin que reste le souvenir de ce qu'était le
quartier qu'elle aimait.
Ce quartier animé, cet immeuble ancien
qui avait le charme qu'elle aimait.
Afin que ce qui lui plaisait
reste gravé en nos mémoires, nous avons pris ces photos.
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Porte
d'entrée de l'immeuble |
Façade
de l'immeuble |
Tout
en haut de cette façade on aperçoit ton balcon, à gauche.
A
droite, celui de l'assassin.

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Ta
montée d'escalier |
Plafond
de la montée d'escalier |
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Porte
palière de l'étage |
Le
palier |
Cette
porte palière garde encore les marques des scellés.
Sur le
palier, on voit la porte de l'appartement de Véronique, à
droite,
et on devine celle de l'assassin, à gauche, en face.

Ce
palier si dur à regarder lorsque l'on sait ce qu'il s'y est
passé.
Aussi revenons aux jours heureux pour voir ton intérieur, ma
biche.
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Ton
petit intérieur, été 2001, tes livres, ton violon,
TOI |
10
ans d'écart, et pourtant si complices |

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Ton
balcon et ta jolie plante |
Vue
de ton balcon, vers l'église |

Vue
de ton balcon, vers le château
Je
ne regretterai jamais d'avoir pris ces quelques photos.
Elles me
permettent de fixer le temps du bonheur

C'est
au laboratoire que nous allons monter maintenant. Tu y passais
tant de temps.

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Centre
Antoine Lacassagne |
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Tu
passais beaucoup de temps à "chercher" et je me
souviens t'avoir entendue me dire "je suis mal à
l'aise d'être chercheur en bonne santé, alors que l'on côtoie
ici des malades cancéreux". Tu faisais de la
recherche sur le cancer. Nous ne pouvons qu'espérer que
les recherches que tu as faites puissent un jour,
ajoutées aux milliers d'autres, aboutir, pour ces malades,
pour qui tu ne peux plus travailler. |

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Au
laboratoire |
La
place que tu occupais |
Tout
était soigneusement rangés, et la simple vue de ton prénom
"VERO" écrit de ta main m'a fait prendre cette photo

Tes
recherches, tes expériences, tes résultats, tout était classé.
Tout est resté au labo, pour la recherche.
Tu
n'es plus là et tant de choses ont été modifiés.

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Un
article que tu as publié avec un chercheur dont j'ai
"effacé" le nom afin de respecter son
anonymat |
Hommage
du laboratoire : la salle de réunion porte ton nom, ma
biche |

Tu
avais, début 2002 pris l'habitude de t'entraîner à la course
à pied, avec ton copain, dans le but de courir les 10 kilomètres
du semi-marathon d'avril.
Vous alliez souvent courir à Saint
Jean Cap Ferrat, lieu magnifique où nous avions quelques années
auparavant pu admirer la beauté du paysage.
Cette course a été
ton dernier "plaisir" sportif.
Tu n'as même pas pu en
savourer les photos, arrivées trop tard, le semi-marathon ayant
eu lieu le 12 avril, 10 jours seulement avant ta disparition.
Nous avons voulu te rendre hommage, cette année, en courant
Papa et moi, soutenus par ton copain, le 3 kilomètres.
Je ne
suis pas sportive et c'est épuisée de fatigue et de douleur
morale que je suis arrivée dernière.
Mais j'avais tout contre
moi, ton dossard de l'année dernière, qui m'a permis de ne pas
m'écrouler.

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Saint
Jean Cap Ferrat, où nous étions venus en février 1999 |

Le
semi-marathon du 12 avril 2002,
10 jours seulement avant que ce
malade ne t'arrache à nous

Viennent
à présent les hommages que nous avons pu te rendre, lors de
nos séjours à Nice. Nous n'avons osé retourner dans ton
quartier qu'en novembre 2002.
Cela était impossible pour nous
avant.
Nous avons toujours, depuis ce jour, déposé un bouquet
de fleurs devant la porte du 18 rue de la préfecture.
Le
dernier bouquet a même été enlevé. Par qui ?
Cela n'a fait
qu'accroître notre colère.
Nous avons, les larmes aux yeux, le
coeur serré, voulu garder en photos ces instants.

Tout
d'abord, l'hommage de tes collègues du laboratoire à la cathédrale
Sainte Réparate, dans le quartier du vieux Nice, tout près de
ton immeuble.
Une de tes collègues est organiste.
Elle a joué
pour toi ce jeudi 2 mai 2002.
Voici quelques photos de cet évènement.
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Elle
brille pour toi ce jeudi 2 mai |
L'orgue
de la cathédrale |

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Moments
intenses et si douloureux que nous avons vécus sous le
choc
sans trop savoir ce que nous faisions. |

Puis
ce n'est qu'en novembre 2002 que nous avons réussi à retourner
dans ton quartier
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En
novembre 2002, un bouquet à Nice
et des roses jetées
à la mer à St Jean Cap Ferrat |

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Une
rose à la mer et des ballons chargés d'amour
s'envolent vers ton balcon |


Ballons
d'amour qui s'envolent très haut dans le ciel niçois
Ce sera notre premier hommage

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Bouquet
déposé en mars 2003 |
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Bouquet
déposé fin mars 2003, puis en avril |
En
avril, cela faisait un an que tu étais partie,
nous avons déposé
ce bouquet qui a vite été enlevé . Par qui ?

Depuis,
nous ne sommes plus retournés à Nice.
Nous
gardons un goût amer,
pourtant nous serons amenés à devoir y
retourner,
et j'aime tant les paysages de la côte d'azur.
Sur une musique "tu t'en vas" de Lara Fabian.
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