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Le temps passe, rien n'effacera jamais...
Toi qui aimais
tant la vie, les montagnes, la musique, tu t'es envolée il y a
maintenant plus de 6 ans.
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La
vie continue sans toi. Elle est
tellement fade. Ici je te conterai cette vie, je te dirai ce qui se
passe, afin que tu puisses en profiter d'où que tu sois.
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1er
janvier
2009
:
Je commence aujourd'hui, une
nouvelle page pour ce journal. Premier jour d'une nouvelle
année qui commence, encore sans toi.
Ce journal devenu trop lourd, trop lourd de douleur.
Je commence cette nouvelle page où je continuerai de venir
bavarder avec toi.
Nous voilà arrivés en 2009, alors que tu n'as que peu connu
l'année 2002.
Trop de temps sans toi
Trop de peine
Trop de douleur
Trop de haine.
Rien ne sera comme avant.
Jamais plus.
Cette année commence mal, comme chaque jour qui passe.
Je t'aime trop.
J'ai trop mal de toi.
Qui peut comprendre ?


22 janvier 2009 :
Que de douleur, que de stress, chaque 22 du mois.
Je ne me sens pas bien. Je pense encore plus à toi.
Je culpabilise ces jours là.
Chaque jour tu nous manques un peu plus, et la vie est bien
fade.
Cet hiver est encore plus difficile que les précédents.
Je n'avance pas.
Je te vois partout, avec nous.
J'ai mal
Je t'aime tant ma Nounouche.
J'ai trop de mal à imaginer la vérité.
Je t'aime, tu sais.
Comme je t'aime.

23 janvier
2009
:
Que je suis mal depuis hier soir ma Nounouche.
Il y a des mois plus difficiles que d'autres où ces deux dates me
ravagent le coeur.
Depuis hier soir je ne cesse de penser à ce drame, revivant chaque
scène.
Comment, comment ai-je pu résister à un tel choc.
Comment avons nous pu ?
Quand je pense que certains n'ont pas compris
Et qu'ils ne me pardonnent pas mes cris de colère
Mes cris de désespoir.
Mais qui sont ces monstres pour ne pas comprendre.
Rien ne les a fait revenir.
Ils restent enfermés dans leurs idées
Ne sachant pas qu'un jour, cela peut très bien leur arriver
Et que malgré leur méchanceté, je ne leur souhaite même pas.
Quel coeur faut il avoir ?
Aujourd'hui je revis, contre mon gré
Car malgré mes occupations
Mon esprit s'évade.
Je revis cette scène du 23 avril 2002
Ces policiers, le médecin, mes cris de douleur
Mes cris de Maman.
Ma chair que l'on m'a volée.
Tes photos que je n'ai plus pu voir l'espace d'un moment, d'une
journée
Je ne sais plus.
Elles me reflétaient ce qui nous arrivait.
Ces coups de téléphone de partout
Cette vie qui allait être fête
Par le mariage de ton petit frère
Et qui s'effondrait tout d'un coup.
Ta petite soeur pour qui j'ai eu très peur
Ton frère qui a tout pris sur lui pour passer les premiers coups de
téléphone
Alors qu'il ne pouvait plus rien avaler
Ta grande soeur qui a appris cela à la sortie de l'école
Et qui a dû conduire 50 kilomètres pour nous rejoindre
Conduire, car elle n'a pas pu supporter d'être passager.
Il lui a fallu prendre le volant pour tenter de supporter
La douleur qui s'effondrait sur elle.
Ta petite belle-soeur qui ne m'a pas quittée une seconde
Me donnant à boire et épongeant mes larmes
Essayant de me calmer
Alors que l'on ne se connaissait que très peu
Et que la barrière de la langue nous empêchait de communiquer.
Et toi qui étais sans nous
Toi qui es partie seule
Seule devant ton assassin.
Que ceux qui me critiquent
Ceux qui me disent de vivre avec les vivants
Viennent me le dire en face
Afin que je leur fasse comprendre
J'ai trop mal ma Nounouche
Et pourtant je n'ai pas le choix, je continue de survivre.
Regarde comme tu étais heureuse, le soir même
Regarde, ton oreille.
C'est elle qui a reçu la première balle ...
Jamais je n'oublierai
Je t'aime tant
13 février
2009
:
La vie est
difficile en ce moment, ma Nounouche.
Par dessus la douleur, certains sont hors sujet.
Comprendont ils seulement quelque chose un jour
Tant que la vie ne les aura pas touchés.
Ils ne sauront pas ce que souffrir veut dire
Tout cela fait mal et en ajoute à cette triste vie
Le 11 février était le jour de mon anniversaire
Beaucoup ont pensé à moi
Tes soeurs et ton frère ont appelé en même temps
Cela m'a fait plaisir
Et m'a fait ressortir encore plus ton absence
Tu ne m'as pas appelé pour me dire
Bon anniversaire.
Je t'aime ma Nounouche
Tu me manques tant
Regarde, quelqu'un m'a offert cette création avec une photo de toi

Merci Sophie
J'ai si mal de toi ma Nounouche. Trop mal.
14 février
2009
:
Ma Nounouche,
c'est aujourd'hui la Saint Valentin.
La vie t'a privée d'amour. Tu n'es plus là
Plus de Saint Valentin en tête à tête.
Même ce plaisir t'a été arraché.
Qui peut comprendre ?
Encore un jour de douleur
Un de plus
Comme chaque jour qui passe
Je t'aime tant ma Nounouche
Mais je ne peux plus t'apporter autant que je le voudrais.
Où es tu ma Biche ?
M'entends tu te dire je t'aime ?
Je peux crier mon amour de maman
Je peux crier ma colère
Rien n'y fera
C'est inhumain, ma Nounouche.
Je t'aime , je t'aime tant

Je ne peux t'offrir que du virtuel
Des fleurs et des peluches que tu aimes tant
J'ai si mal ma Nounouche
22 février
2009
:
Encore un 22,
comme chaque mois, ma Nounouche.
Cela devient si difficile, tu sais.
Je ne parviens pas à m'habituer à ton absence et tout m'irrite.
J'ai beaucoup de mal à avancer dans cette vie si fade.
Certains jours, tes photos me sont insupportables, tant j'ai du mal
à
associer ton visage à ton absence.
Je suis instable. Je veux et je ne veux plus...
Plus rien n'est comme avant.
C'est dur, si dur, ma fille.
Je t'aime, je t'aime tant
Jamais mon rêve ne se réalisera
Jamais plus le soleil ne brillera comme avant
Jamais plus la mer sera aussi belle qu'avant
Jamais plus la neige ne sera aussi pure qu'avant
Jamais plus.
Tu me manques trop, trop, trop ...
10 mars
2009
:
Ma Nounouche, je
crois que mon mal être dépasse mes limites. Tu me manques trop.
Je fais des cauchemars la nuit. La journée je n'arrive pas à
imaginer. Dans guère plus d'un mois, cela fera 7 ans que je n'ai
pas pu t'embrasser. J'ai peur de tout, je ne supporte plus rien,
j'ai si mal.
Que faire ma fille ? Le temps n'apaise rien tu sais. J'ai trop de
mal à croire que plus jamais. Trop de mal à croire que certains
puissent vivre tranquillement, sans connaitre ce calvaire, sans
s'imaginer ce que cela représente.
Je ne sais plus que te dire. Ai-je le droit de t'écrire aux yeux de
tous ?
De ceux qui sont touchés et de ceux qui s'alimentent de faits
divers.
Le malheur des uns fait quelquefois le bonheur des autres.
Nous l'avons vécu et de si près. J'en ai rêvé cette nuit.
J'aimerais tant apprendre que ce monstre souffre, souffre autant que
tu as souffert et que je souffre.
J'ai trop mal ma Nounouche.
Dicte moi dans mes rêves ce que je dois faire. J'aimerais tant ne
plus être là, à attendre quoi ?
Ma vie me pèse. Elle ne m'a pas fait de cadeau. J'en ai
assez.
Je ne voudrais pas souffrir autant que ta Mémé que tu aimais tant.
J'ai tant envie de partir avant.
Vais je te retrouver ? Oh je n'y crois pas. Je ne crois pas en un
paradis.
Qu'es-tu devenue ? Qui pense à toi à l'heure où je t'écris
?
Qui te pleure alors que je verse tant de larmes ?
Qui est ce monstre qui doit vivre des jours heureux ?
Oh si tu savais comme je suis aigrie, comme je veux le mal à qui
m'en a fait.
Comme je voudrais que ce mal que je leur souhaite leur fasse
comprendre à quel point, au lieu de me soutenir,
ils m'ont enfoncée, enterrée vivante.
J'ai mal, si mal, ma fille. Je ne sais plus que faire.
J'ai trop mal.
Je t'aime , je t'aime tant.
Regarde, ma Nounouche, c'était ton dernier Noël,
Qui accepterait cela ?
17 mars
2009
:
Ma Nounouche, je
prends aujourd'hui la décision de mettre un terme à ce journal,
ici.
Je continuerai, toute ma vie durant, à te parler, de tout,
de mon chagrin, de mon désespoir, de mes joies voilées car tu n'es
pas là pour les partager.
Je continuerai de te dire que je souffre, car je sais que d'où que
tu sois tu peux comprendre.
Je sais que tu me comprendrais ...
Mais depuis hier, mes doutes sont devenus réalité et une grosse
déception m'a ouvert les yeux.
Ce site devient l'objet de voyeurisme.
Et ceci je ne le veux pas ma Biche.
Je ne veux pas que tu en sois l'objet.
Je ne veux pas que beaucoup se "gave" du malheur qui nous
frappe tout en vivant leur vie sereinement, sans mot dire.
Je ne le supporte pas et ne le supporterai jamais.
Je les laisse à leurs occupations, à leurs repas en famille, à
leurs joies
Tout en leur disant qu'ils ne pourront plus s'alimenter de faits
divers ici
Des faits divers, il y en a plein les quotidiens, et ils se paient.
Mais je voudrais juste leur dire aussi que
CELA
N'ARRIVE PAS QU'AUX AUTRES
Pardonne moi ma Nounouche.
On se retrouve de l'autre côté.
Je t'aime, c'est si peu dire.
Écoute
les
violons qui tournent, ma Biche, pour toi.
Afin que ton histoire ne s'arrête
jamais...


Sur la chanson
"Tournent les violons" de Jean Jacques Goldman
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