C'est ici, dans la banlieue grenobloise, à Saint Martin d'Hères que tu as vu le jour. Après toute une nuit d'angoisse, où tu as failli perdre la vie, nous avons été si heureux de te chérir le 8 juillet 1975 à 8 heures du matin.


En début de page, la plus belle vue de Grenoble, que nous ayons pu prendre et que l'on retrouve sur les cartes postales.


Ville qui attire les touristes allant skier sur ces belles montagnes que tu aimais tant.

Ville où tu as passé ton enfance.








L'immeuble où nous habitons. 
Immeuble qui hébergeait la presse lors des jeux olympiques d'hiver de 1968




Un peu de luge dans le quartier en 1981 avec ta grande soeur
(anorak vert) et ton petit frère. Ici tu es sur la luge.



Devant l'école primaire du quartier en 1982 avec ta grande soeur.



Le domaine universitaire de Grenoble



Un bâtiment où tu as suivi des cours de médecine



Un bâtiment où tu étais en cours de biologie. 
J'avais pris ces photos afin que tu puisses les montrer à tes amis 
lorsque tu étais aux États-Unis.




La bibliothèque universitaire





Pour tes études, tu pars tout d'abord aux Etats Unis, à Berkeley suivre ta maitrise de biologie. Puis c'est à Paris que tu continues ton DEA . Ta thèse, tu la prépareras dans un laboratoire de cette ville, que j'aimais tant, mais qui me laisse un goût amer désormais, Nice.

Capitale de la côte d'azur, ville que j'ai toujours aimée .

Ville baignée de soleil

Ville qui m'a volé ma fille


C'est à la rentrée de 1998, de retour de Berkeley, que tu viens t'installer à Nice. 
Le laboratoire où tu travailles se trouve ici, 
pourtant tu dois cette année faire des allers-retours vers Paris, 
étant inscrite au DEA de Paris. 
Tu aimes beaucoup la capitale, cela ne t'ennuie pas.



 

Le port de Nice

Nice vu du mont Borron



 

La fontaine du château à Nice

Nice, le soleil et la mer




Tu trouves une chambre à louer, tout d'abord. 
Cela ne durera que 15 jours environ. 
Tu t'installes ensuite avec une copine au 36 de l'avenue Borriglione. 
Le laboratoire se trouve, encore, près de l'université.



 

Le 36 avenue Borriglione, où tu habitais tout en haut à gauche sur la photo



 

Plusieurs mois passés dans cet appartement, agréable mais mal isolé, où vous avez eu quelques mésaventures, telle qu'une inondation. 
La terrasse était magnifique. 
Derrière les vitres que l'on voit, un séjour avait été aménagé, 
ce qui donnait une pièce de plus à ce petit appartement.
Lorsqu'il pleut à Nice, il arrive que les pluies soient violentes, et cette pièce rajoutée sur la terrasse n'était pas très étanche.
Ta copine terminait ses études. 
L'appartement devenait trop grand et trop cher pour toi seule. 
Le laboratoire s'installait avenue Valombrose. 
Te voilà à la recherche d'un nouvel appartement.
Tu hésites. 
Tu souhaites une ligne de bus directe pour te rendre au laboratoire, 
tu es attirée par le charme du vieux Nice, 
et c'est en novembre 1999 que nous descendons à Nice, pour commencer une partie des travaux de rénovation du petit F1 perché sous les toits du 18 rue de la Préfecture.



 

Le cours Saleya

 

Le marché du cours Saleya

 

Le palais de justice de nuit

Le quai des Etats-Unis

 

Le quai des Etats Unis qui relie le bord de mer au vieux Nice. 
Combien de fois sommes nous passés dans ce quartier, 
tout près de chez Véronique.

 

Ces palmiers que j'aime tant

 

Rue de la préfecture, de jour et de nuit, sous la pluie




Maintenant, le plus dur de cette page reste à présenter. 
Excepté le peu de photos d'intérieur, 
toutes les photos qui vont suivre ont été prises alors que Véronique nous avait quitté. Photos prises volontairement, 
afin que reste le souvenir de ce qu'était le quartier qu'elle aimait. 
Ce quartier animé, cet immeuble ancien qui avait le charme qu'elle aimait. 
Afin que ce qui lui plaisait reste gravé en nos mémoires, nous avons pris ces photos.
 

Porte d'entrée de l'immeuble

Façade de l'immeuble


Tout en haut de cette façade on aperçoit ton balcon, à gauche. 
A droite, celui de l'assassin.
 

Ta montée d'escalier

Plafond de la montée d'escalier

 

Porte palière de l'étage

Le palier


Cette porte palière garde encore les marques des scellés. 
Sur le palier, on voit la porte de l'appartement de Véronique, à droite, 
et on devine celle de l'assassin, à gauche, en face.



Ce palier si dur à regarder lorsque l'on sait ce qu'il s'y est passé.
Aussi revenons aux jours heureux pour voir ton intérieur, ma biche.
 


 

Ton balcon et ta jolie plante

Vue de ton balcon, vers l'église



 


Vue de ton balcon, vers le château

Je ne regretterai jamais d'avoir pris ces quelques photos. 
Elles me permettent de fixer le temps du bonheur


C'est au laboratoire que nous allons monter maintenant. Tu y passais tant de temps.


 

Centre Antoine Lacassagne

 

Tu passais beaucoup de temps à "chercher" et je me souviens t'avoir entendue me dire "je suis mal à l'aise d'être chercheur en bonne santé, alors que l'on côtoie ici des malades cancéreux". Tu faisais de la recherche sur le cancer. Nous ne pouvons qu'espérer que les recherches que tu as faites puissent un jour, ajoutées aux milliers d'autres, aboutir, pour ces malades, pour qui tu ne peux plus travailler. 

 

Au laboratoire

La place que tu occupais




Tout était soigneusement rangés, et la simple vue de ton prénom "VERO" écrit de ta main m'a fait prendre cette photo





Tes recherches, tes expériences, tes résultats, tout était classé. 
Tout est resté au labo, pour la recherche.

Tu n'es plus là et tant de choses ont été modifiés.
 

Un article que tu as publié avec un chercheur dont j'ai "effacé" le nom afin de respecter son anonymat

Hommage du laboratoire : la salle de réunion porte ton nom, ma biche




Tu avais, début 2002 pris l'habitude de t'entraîner à la course à pied, avec ton copain, dans le but de courir les 10 kilomètres du semi-marathon d'avril. 
Vous alliez souvent courir à Saint Jean Cap Ferrat, lieu magnifique où nous avions quelques années auparavant pu admirer la beauté du paysage. 
Cette course a été ton dernier "plaisir" sportif. 
Tu n'as même pas pu en savourer les photos, arrivées trop tard, le semi-marathon ayant eu lieu le 12 avril, 10 jours seulement avant ta disparition.
Nous avons voulu te rendre hommage, cette année, en courant Papa et moi, soutenus par ton copain, le 3 kilomètres. 
Je ne suis pas sportive et c'est épuisée de fatigue et de douleur morale que je suis arrivée dernière. 
Mais j'avais tout contre moi, ton dossard de l'année dernière, qui m'a permis de ne pas m'écrouler.


 

Saint Jean Cap Ferrat et le semi-marathon de Nice


Le semi-marathon de Nice. C'était le 12 avril 2002, 
10 jours seulement avant que ce malade ne t'arrache à nous



Viennent à présent les hommages que nous avons pu te rendre, lors de nos séjours à Nice. Nous n'avons osé retourner dans ton quartier qu'en novembre 2002. 
Cela était impossible pour nous avant. 
Nous avons toujours, depuis ce jour, déposé un bouquet de fleurs devant la porte du 18 rue de la préfecture. 
Le dernier bouquet a même été enlevé. Par qui ? 
Cela n'a fait qu'accroître notre colère. 
Nous avons, les larmes aux yeux, le coeur serré, voulu garder en photos ces instants.




Tout d'abord, l'hommage de tes collègues du laboratoire à la cathédrale Sainte Réparate, dans le quartier du vieux Nice, tout près de ton immeuble. 
Une de tes collègues est organiste. 
Elle a joué pour toi ce jeudi 2 mai 2002. 
Voici quelques photos de cet évènement.


 

Elle brille pour toi ce jeudi 2 mai

L'orgue de la cathédrale

 



Puis ce n'est qu'en novembre 2002 que nous avons réussi à retourner dans ton quartier 
 

En novembre 2002, un bouquet à Nice 
et des roses jetées à la mer à St Jean Cap Ferrat



 

Une rose à la mer et des ballons chargés d'amour s'envolent vers ton balcon








Ballons d'amour qui s'envolent très haut dans le ciel niçois

Ce sera notre premier hommage

En avril 2003, cela faisait un an que tu étais partie, 
nous avons déposé un bouquet qui a vite été enlevé . Par qui ?



Depuis, nous ne sommes plus retournés à Nice. 
Nous gardons un goût amer, 
pourtant nous serons amenés à devoir y retourner, 
et j'aime tant les paysages de la côte d'azur.


   

 

Vous entendez un morceau de piano de Richard Clayderman "Lady Di"


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